La coupole

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 A l’évocation de ce magnifique mot, il peut venir à l’esprit l’idée d’un haut lieu de la gastronomie parisienne. Voire l’image de la Basilique St Pierre de Rome si on se réfère à l’explication du dictionnaire d’une coupole ;  » voûte hémisphérique d’un dôme surmontant un édifice ».Que nenni ! Rien de minéral dans cette affaire, de plus il s’agit de quatre coupoles en question et les édifices sont chlorophylliens.
Lors d’un dernier article concernant les hêtres du labyrinthe, je relatais notre intervention sur les topiaires. Pas de souci pour ce qui est du chapitre taille à proprement parlé, mais que de surprises au sujet de l’architecture et la maintenance en forme des branches pour la formation du dôme.
En effet la forme du dôme réalisé en bois, précisément en gaulettes, à largement encore une fois fait son temps !
Et diablerie supplémentaire… les branches de hêtres arquées à cette hauteur réalisant la cloche hémisphérique développent la  » sale manie » de tous les végétaux réglés par la loi du géotropisme : à savoir, s’élever droites comme des I vers le ciel !!!
Ce qui n’est pas de mon goût et contraire à l’architecture qui est imposée depuis près de vingt ans à mes chers  » fagus » jouant justement à la Basilique St Pierre.

Demi- barre pour le volume sphérique.

Barre cintrée au sol.

Le métal apparaît comme la solution à mon problème. Une armature en barres rondes lisses de diamètre 8 mm s’avère d’un atout parfait ;
- discrète, elle disparaîtra dans le feuillage.
- solide, elle retiendra éfficacement les branches palissées et contraintes à courber l’échine pour les besoins du dôme.
- esthétique, telle une crinoline digne de l’Impératrice Eugénie, ces cercles d’acier vus de l’intérieur des topiaires seront élégants comme les robes d’antan.
Facile à dire, à dessiner… maintenant il faut le faire !
Pour donner du piment à l’affaire les quatre topiaires en hêtres du labyrinthe ne sont pas de dimensions identiques. Il est donc nécéssaire de prendre des mesures pour chacun d’entre eux et de traiter les coupoles une par une ; le travail en série est proscrit.
Donc après avoir relever le diamètre de base de la coupole, une esquisse à la craie au sol et à l’échelle 1 est réalisée.
Ceci pour situer tous les départs des arches, composantes si particulières de la coupole.

Esquisse à la craie.

Attention les yeux !

Puis sur un sol composé de plateaux de bois, un cercle de clous aux dimensions désirées permet de cintrer les longues barres d’acier.
De coups de meuleuse à coup d’électrodes, la structure métallique prend forme et voit le jour.
Avec pour certaine coupole un diamètre de près de 2.30 ml de base, l’élément fini est forcément difficile à déplacer et à mettre en place.
Le choix est donc pris de créer deux hémisphères plus aptes au déplacement et au montage sur place. En effet après diverses manipulations, calages et liaisons au fil de fer, la coupole prend place à l’intérieur du topiaire pour jouer son rôle formateur.

Détails d'une jonction et de l'attache sur les hêtres .

Les deux demi-coupole en vis à vis .

La base de la coupole est directement attachée sur le haut des troncs des hêtres par du fil de fer gainé pour éviter toutes blessures incongrues aux arbres. A surveillerde toute façon dans le temps, même si la croissance de ces arbres est très faible en raison de leurs conduites forcées.
Puis tout le réseau de branches est palissé soigneusement avec du scoubidou, afin de recouvrir uniformément cette sorte de résille métallique.

Coupole bien cachée sous les branches !

Barre après barre et moults points de soudure, les coupoles ainsi construites prennent place sous le couvert végétal des hêtres.
Voilà des armatures solides sur lesquelles les rameaux peuvent s’appuyer ou être retenus , et ainsi donner pour de longues années encore ces allures caractéristiques désirées de dômes.