Ateliers 2014

 Les candidats de cette cuvée 2014 ont été comblés, un soleil chaleureux et une lumière dorée étaient les compagnons de ces deux jours de travaux de jardinage.
Partages, transmissions et rencontres humaines étaient tout autant au menu de ces travaux d’éveils ;  » La Taille des rosiers grimpants » et « Les Travaux du bois ».Ah ces rosiers! Que couper ? Que garder ? Tout à chacun a commencé à se faire la main sur les anciens rosiers du cloître. Ces rosiers d’une vingtaine d’années offrent un magnifique tableau de toutes les interrogations possibles au sujet de la taille…
Peurs, hésitations, doutes…les premières interventions sont toujours longues à mettre en pratique ! Puis , mes stagiaires du moment se jettent à l’eau et après avoir remémorré mon intervention démonstrative et mes explications, réussissent avec succès l’épreuve.
Tout d’abord on observe et on constate  » Qu’est-ce que j’ai ! « . On envisage  » Qu’est-ce que je veux ? « , viens alors tout naturellement  » Que faut-il donc faire ?  » .
Chacun ainsi de façon objective, technique et avec compréhension taille le vieux bois, palisse les longs et jeunes allongements  » cassant la sève » et pratique allégrement l’arcure voire crée des couronnes…
Ligature après ligature, le rosier de chaque intervenant après avoir été dépalissé renaît sous une forme ordonnée par les mains et la tête de celui-ci.
Libérés et ravis, mes volontaires aux travaux de la taille des rosiers partagent un café et de délicieuses patisseries en fin d’après-midi. C’est aussi le moment pour revoir les travaux de taille succinctement et les grandes lignes, ainsi que des généralités et théories sur la culture des rosiers.

Arches Gothiques ou Romanes ?

Pour le travail du bois… il y a eu des craquements et des grincements de dents accompagnés d’exclamations de désarroi…
Les gaulettes écorcées depuis une dizaine de jours avaient-elles séchées ? Est-ce une mauvaise année ? Bref, le tressage du plessis des oliviers a été rude, une expérience en directe du réel !
Chacun a ainsi mesuré la force physique nécéssaire afin de   » mâter » ces gaulettes et leur faire entendre raison pour épouser le chemin sinueux entre les tuteurs solidement ancrés dans le sol.
Dépités et abattus devant la casse, mes vaillants candidats à cet atelier sont restés malgré tout persévérants !
Avec patience et abnégation ils ont recommencé et recommencé, tant et si bien que pour le déjeuner la réussite couronnait leur engagement ! Et c’est très légitimement qu’ils étaient satisfaits de l’ouvrage ainsi réalisé; ce que je confirme sans détour par mon approbation.

Ouf, C'est fini!

Assis au midi sous les radieux rayons du soleil, tous ont  droit à un repos bien mérité, et après avoir remplacé scie égoïne et sécateur de force par la fourchette et le couteau, nous reprennons des forces.
Les repas préparés par Marilou et Harold participent  également à la réussite de ces journées.
Mousse de betterave au sésame et crème de fromage de chêvre, Curry de porc et légumes du jardin et pour finir Poire poêlée au gingembre et curcuma frais remontent le moral et remplissent les ventres. Mais aussi, Cuisse de poulet fermier au basilic du jardin et polenta aux graines variées, Ganache de chocolat noir au piment d’Espelette…

Un bon repas et c'est reparti...

Angle de plessis en vue aérienne.

Entre  chacunes de ces subtiles préparations gastonomiques nous reparlons plessis de châtaignier… Rang intérieur et extérieur, gros et petit diamètre, coupe et formation des angles.
Le désir est en route et l’idée fait son chemin, chacun de mes hôtes commence à réfléchir au comment et à quel endroit dans son jardin il pourrait réaliser un plessis.
L’après-midi c’est le travail des ligatures d’osier, le tressage des corbeilles à rhubarbes en saule marsault, corbeilles appelées poétiquement par certains  » Nids d’oiseaux « .

A droite, à gauche pour partir avec la fascine de saule ?

Petit coup de cisaille de finition sous l'oeil attentif de Romain.

Encore un anneau de tresse et c'est fini !

Puis l’élaboration avec de fines gaulettes de châtaignier, de la clématite sauvage et de l’osier d’une cloche pour le palissage des rosiers.
Un air de récréation voire de simple bien-être règne dans le coeur de mes apprentis cet après-midi là me semble t’il , et c’est un peu chagrinés que nous nous quittons après un ultime café /muffin sous le soleil d’Orsan.
Merci à tous pour ces deux délicieuces journées passées ensemble sous le signe de l’amour du jardinage, de l’échange, du bon esprit et de la bonne humeur.