La Hache…

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 D’ordinaire cet outil est plutôt celui du bûcheron pour l’abattage des arbres ou celui du fou furieux dans un film d’horreur ! A Orsan, ce sont les groseilliers à grappes qui ont à faire avec la hache, ceci pour la bonne cause car il est question de division pour multiplier.

A bichonner nos petits fruits rouges comme nous le faisons ils prospèrent tant et si bien que les touffes atteignent des dimensions hors normes pour les enclos dans lesquels ils sont conditionnés.

Parterre des groseilliers .

L’heure est donc à la division de ces touffes, afin de réduire leurs volumes puis de replanter en place après un profond béchage. Ce travail à pour résultat un autre effet ; celui de la multiplication comme pour les pains, car de un on obtient deux .
En premier nous attachons avec de la ficelle les branches de chacunes des touffes dans un but d’aisance pour le travail d’arrachage à venir.

En rangs serrés, ligotés .

L’arrachage est aisé…bien que ! Il faut veiller à façonner une motte conséquente pour une bonne réussite de la suite. Cet arrachage avec une motte est un atout majeur pour la reprise et un moindre stress, ce qui fait que les touffes ainsi replantées prospèrent à nouveau rapidement .

Cernage de la touffe à la bèche pour couper les racines latérales .

Arrachage final de la touffe .

Touffe prête à la division .

Le chaos ?

Vient le fameux coup de hache !
Les touffes de groseilliers acheminées au compost sont divisées de la façon suivante :
- la touffe de groseillier est couchée en long sur le sol, puis avec des les mains on cherche une séparation naturelle des branches. La touffe est bien naturellement sevrée de l’entrave de la ficelle pour cet acte.

Premier coup de hache !

- Ceci fait, on frappe régulièrement la motte avec la hache sur l’axe de séparation. Après quelques coups la motte éclate et livre deux touffes de groseilliers. Pour une manipulation aisée les touffes sont à nouveau ficelées comme des saucissons.

Touffes divisées .

Le mètre à ruban dans une main et la bombe à tracer dans l’autre il est temps de marquer au sol la nouvelle plantation.
Puis il suffit de jouer de la pelle bêche et d’un bon arossage, l’affaire est repartie pour une petite décennie.

Tracé du nouveau parterre des groseilliers .

Replantation des touffes en place .

Dix ans c’est un grand maximum, pour ce genre d’opération dans un concept  productif à haut  rendement cette révolution est plus courte.
A Orsan c’est donc la deuxième fois qu’est pratiquée cette division multiplicative avec à chaque fois une grande interrogation ; que faire de toutes ces touffes nouvellement obtenues par  » coup de hache ?  » .