Chaudure…

 Des feuilles de couleur brune aux allures recroquevillées et bien sûr sèches. de toute évidence il se passe quelquechose avec les camélias ! Il faut mener l’enquète; pour cela relever les indices, analyser, croiser les résultats ainsi que les déductions et réponses apportées.
C’est peut-être un problème d’irrigation ?
En ce moment, l’idée est assez loufoque ! Il pleut tous les jours pratiquement et le Prieuré ne possédant pas de gouttière à ses toitures, l’eau tombe au sol en quantitée.
De plus la plantation des camélias possède un réseau d’irrigation qui est ouvert à la demande selon la pluviométrie. Cherchons ailleurs…

Rien ne va plus !

C’est -peut être un problème de nutrition ?
Pas sot ! Bien que étant plantés dans une fosse de terre de bruyère, les camélias auraient depuis vingt et un ans tout pris, et ainsi le substrat serait désormais appauvri.
Pourtant des campagnes régulières de fertilisation sont pratiquées… Fumier, compost ou corne broyée!
Mais surtout, si les réserves de nourriture étaient vides toute la plantation présenterait les symptômes maladifs..? Un seul des sujets palissé sur le mur offre un tel spectacle. Cherchons ailleurs…

C’est peut-être un parasite ?
Oh bien évidemment les camélias ne sont pas indemnes d’attaques terroristes en tous genres, comme les invasives cochenilles ! Mais là aussi, le rideau entier réagirait des mêmes symtômes, résultant logiquement des mêmes causes. Cherchons ailleurs…

Faites vos jeux...

C’est peut-être un problème d’exposition ?
Y’a de ça!
Pour autant, ce mur palissé de camélias est au bon endroit pour ce qui est de l’exigence ce ce type de plante.
En appui sur l’angle de deux bâtiments, les camélias sont orientés nord/ouest, ce qui pour eux est royal.
Mousses et fougères d’ailleurs croissent naturellement dans ce même environnement, camarades aux exigences de cultures communes avec les camélias, témoins attestant ainsi de la situation idéale.
A ce stade je dois apporter une donnée que j’avais laissé de coté, le phénomène maladif et dépérissant décrit est apparu depuis près de dix ans…
Celui qui semble responsable semble bien être le soleil! Depuis une  décennie, le rayonnement solaire est-il un tantinet plus mordant ? Le constat ( qu’il faudrait comparer avec d’autres observations éventuelles aux quatre coins de l’hexagone…etc. ) semble créditer ce penchant.
Le long bâtiment orienté sud protège le départ de la plantation, puis au plus haut dans le ciel le soleil frappe durement désormais le centre de la plantation.
Après quoi, il descend d’intensité, laissant à nouveau tranquille les camélias.
Tout ceci demanderait confirmation, mais je crains que le diagnostic soit juste et que le pot aux roses soit découvert… Ce qui laisse peu de chance d’intervention pour venir en aide à ce pauvre camélia central.
Seul une longue « casquette » d’ombrage partant du mur du Prieuré pourrait briser les rayons lumineux du soleil et ainsi soulager les feuilles des brûlures.
Quand l’ami devient ennemi, c’est toujours embarrassant…