Le Prieuré sous surveillance !

 Des micros, des fils sous le porche du Prieuré Fontevriste reliés à une boîte…? Un matériel d’espionnage digne de 007 semble vouloir surveiller les faits et gestes ! Certes, le but est bien de recueillir discrètement des informations, mais ce sont les Chiroptères qui sont sous haute surveillance.Le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris associé au Muséum d’Histoire Naturelle de Bourges et avec l’aide de volontaires réalisent une étude sur des colonies de chauves-souris dans le Cher.

Localisation colonie sous l'arche.

Ce programme à l’ambition de faire  » toute la lumière » sur le comportement de quatre espèces de chauves -souris sensibles à la lumière, (Petit Rhinolophe, Pipistrelle, Barbastelle et Serotine ) et ainsi d’observer leurs attitudes face aux éclairages artificiels nocturnes prôches de leur gîte.
L’étude comporte ainsi plusieurs points ;
- mesure de l’intensité lumieuse au niveau du principal trou de sortie des bêtes.
- enregistrement des ultras sons des chauves-souris au pied de la colonie durant deux nuits.
- identification des directions de vol en sortie de gîte.

Appareil mesure de luminosité.

Boitier d'enregistrement.
 Micro A !

Grâce à la récupération des indices ( degré de luminosité, nombre de bêtes…etc ) et des résultats obtenus avec le matériel accoustique, l’espoir d’en savoir plus sur la vie des Barbastelles d’Orsan est bien présent tout comme la comprèhension éventuelle de l’incidence des éclairages de nuit sur ces chauves-souris.
Normalement, ainsi fait  la vie privée des chauves-souris n’aura plus de secret pour l’équipe du Muséum d’Histoire Naturelle de Bourges.
Gageons que ces études conduites sur 56 colonies de chauves-souris dans le département permettent de mieux cerner l’impact de nos éclairages modernes sur le comportement de ces animaux délicats et ainsi prévenir à moyen terme une possible gêne dans leur mode de vie… dès lors serait-ce aux Hommes de revoir leur mode de vie ?

Panneau explicatif.

Car, faire porter des lunettes de soleil à ces petits mammifères  » ailés  » pour les protéger de la lumière deviendrait à coup sûr un projet , certes lucratif pour les fabricants de montures et verres, mais perdu d’avance pour son application car selon toute probabilité : trop ambitieux !