Structures made in Orsan; collection 2014 bis!

Catégories :Ouvrage bois, PotagerMots-clefs : , , , , , , , , , ,

 Comme certains artisans de la haute couture qui ont leur coup de patte distinctif, le truc reconnaissable parmi mille autres, Orsan a aussi sa broderie typique et caractéristique. Comment encore une fois ne pas faire allusion à ces tricots de chataîgnier surtout dans cette période de restauration et de construction des structures ouragées de bois dans le jardin.

Orsan est largement connu et reconnu pour ses plessis réalistes, laissant entrevoir un aperçu objectif des ouvrages médiévaux largement représentés sur les enluminures médiévales.
Depuis le démantélement du jardin des plessis, faute de temps et de matériau , peu d’ouvrages travaillés ainsi étaient à l’honneur dans les jardins du Prieuré d’Orsan.
La faute est désormais réparée puisque huit carrés sont ainsi ceinturés dans le tout neuf potager.
Telle  une greffe du coeur, le protocole en vigueur est précis, tout comme les calibres, dimensions, distances.. des matériaux en cause et leur mode de travail ou d’ implantation.

Positionnement tuteurs avant plantation.
Coupe en hauteur des tuteurs.En

 » First », ouverture des trous avec la barre à mine après avoir marqué à la craie l’écart de 0.45 ml sur les poutres.
Cette distance séparatrice entre chaque tuteur est vitale pour l’harmonie, esthétique et la solidité fonctionnelle du tressage.

Tuteurs coupés avant le tressage.

Gros plan sur tressage d'angle.

Tressage en cours.

Puis c’est la mise en position des tuteurs.. Une aventure à chaque fois! Puisque , les tuteurs doivent rester droits, alignés, enfoncés en terre d’équivalence à ce qui hors sol… Bref une gageure , autant dire que ce cahier des charges est long d’application  et de mise en oeuvre pour être respecté. Mais là aussi c’est une mesure  » sine qua non » pour le bon déroulement de la suite des opérations et la garantie de l’ issue finale.
Arrive enfin le tressage à proprement parlé. Tout un vocabulaire adapté et une technicité sont d’usage ; difficile de retranscrire ici la façon d’oeuvrer.
Rang intérieur, rang extérieur, petit ou grand diamètre, appui sur tuteur d’angle, frappe au maillet…Trois petites heures plus tard le carré de plessis est  » over ».
Ce type d’ouvrage plaisant au regard demande attention, concentration et compréhension ; une réelle démarche intellectuelle.
Parallèlement, une côte part d’effort physique est nécéssaire pour la réalisation du plessis et la transformation de ces gaulettes brutes de chataîgnier aux allures droites en de magnifiques panneaux aux aspects domestiqués.
Le tressage d’un plessis est un travail complet tant pour le corps que l’esprit, et une récréation temporaire est toujours la bienvenue pour reprendre force et vigueur afin de poursuivre le travail.

Plessis finis.

Ah, les mignons cardons.