Sac de noeuds….?

Cette expression est souvent utilisée pour exprimer une grosse difficulté et incompréhension sur un projet ou un chantier. En bref l’affaire en cours risque de ne pas être facile à  éxécuter ou à résoudre, et avant même d’avoir commencer on envisage déjà des problèmes… C’est l’impression qui m’envahit à l’aube du commencement  d’un chantier irrigation dans une partie du jardin. Je suis toujours peu rassuré avec toutes ces histoires de canalisations, de diamètres divers et autres subtilités de l’univers de l’arrosage automatique.
Tout d’abord un peu de situation et d’explications du pourquoi de ce chantier.
L’an passé, le grand potager démantelé avait laissé place à une immense jachère fleurie… pour la grande joie à priori de nombreux visiteurs et des  insectes.
Changement  en grand pour cette saison 2014, seule une partie proche de la nouvelle roseraie offrira à nouveau bleuets et cosmos, l’autre partie de près de 1000 m2 se voit attribuée un projet de tapis herbeux haut de gamme. Un alignement de tilleuls et une haie croisillonnée basse font office de cloison séparative entre ces deux mondes.
Pourquoi donc faire cette majestueuse surface de pelouse tirée au cordeau?
Pour le jeu! Un jeu ancien, médiéval et basé sur des origines Françaises. Celui-ci nécéssite maillets, boules, arceaux et un somptueux gazon ; le Jeu de croquet bien évidemment.
Pelouse de qualité ne rime pas sans eau, voici donc l’explication de notre projet d’irrigation. La jachère fleurie non loin profitera elle aussi de son propre réseau pour sa demande particulière.
L’utilisation de l’eau en arrosage intégré et automatique est d’une grande subtilité à mettre en place ; l’eau comme l’électricité à ses règles d’utilisation.

Plan du réseau irrigation

Pour l’étude nous faisons appel à un organisme spcialisé: SIREV. Cette entreprise fait l’étude, le plan et nous fournit le matériel nécéssaire pour cette installation. Après y’a plus ka!
Tout commence par la lecture et la dissection du plan-réseau! Puis comme dans toutes les histoires de création, le plan est transcrit à l’échelle 1 sur le terrain. A nouveau les cordeaux et la bombe à tracer entre en jeu.

Tracés au sol des canalisations

Ceci fait, et après maintes vérifications voici venir le temps des tranchées… Devant l’ouvrage, la météo assez menaçante du moment et les contraintes de temps c’est avec l’aide d’une « gentille » pelle mécanique que ces travaux sont réalisés. Bien sûr, quelques coups de pelle et pioche manuelle  par çi par là sont incontournables.

Ouverture d'une tranchée avec la pelle mécanique

Tranchées ouvertes...

Maintenant c’est l’installation du réseau! D’abord les  » artères principales » de diamètre 40 avec le bouchon en fin de ligne et le raccordement de chacune  à son électro-vanne attribuée.
De grâce pas d’erreur!!!!

Vue des artères principales!

Distribution des canalisations

S’ensuit avec des colliers de prise en charge la pose des  » veines » de diamètre 25 avec son arroseur en bout de ligne. Parfois selon le type d’arroseur, un ultime réseau de  » capillaires » voit le jour pour désservir l’eau aux points précis du jardin.
Coté jachère, les arroseurs sont à hauteur pour livrer sans obstacle par le dessus des fleurs à venir. Coté pelouse ils sont ajustés au niveau du sol fini quand cela est possible.

Pose arroseur aérien de la jachère

Nettoyage, restauration sol engazonné

Pose d'un arroseur au sol

Bien tout cela semble parfait. Vient donc le temps de reboucher les tranchées, dans un premier temps avec la pelle à main.
Ceci pour appliquer soigneusement la terre sur les tuyaux sans risque de blessure par d’éventuels cailloux ou de la modification du calage du résseau.
Après plusieurs centimètres de recouvrement c’est le moment judicieux pour étendre un filet bleu, indicateur préventif d’un réseau hydraulique enfoui.

Pose du filet bleu préventif

Rebouchage des tranchées

Après cela, plus de réflexion et c’est avec la pelle mécanique que les tranchées sont renflouées.
Pelle à main, rateau et balai viennent parfaire l’oeuvre et fignolent les abords des tranchées ouvertes sur les portions engazonnées.
Désormais il faut laisser reposer un bon mois, la prochaine intervention sera le semis du gazon: une autre paire de manches!
Affaire bouclée en trois jours, le sac de noeuds n’était pas impossible et si complexe que cela.

Reste un point noir qui m’inquiètes comme il terrorise les Agents des services secret gouvernementaux pour d’autres raisons, heureusement pour moi à moindres dégâts mais que je ne peux éclaicir que lors de la remise en eau des circuits ; celui des fuites!