Être ou ne pas hêtre?

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 Je sais, je sais… le jeu de mot est futile et de surcroît je pense bien en avoir déjà usé dans le passé du blog, à vérifier?
Enfin la végétation est en croissance avec ces pluies et surtout la chaleur, le départ de la taille des haies commence dans le labyrinthe par les topiaires de hêtres ( Fagus sylvatica).Petit rappel thématique avant  la technique; le tracé du labyrinthe exprime symboliquement la difficulté d’accéder au salut dans le contexte chrétien.
La vie est telle un dédale, il faut régulièrement faire un choix lors du cheminement et avancer, chercher la bonne voie qui mène au salut. La quète est longue et ardue et nécessite un travail quotidien, mais la récompense est au bout, plus exactement au centre.
Tout le secret serait donc là dans une concentration, un re-centrage à partir d’un point ultime; le coeur de soi-même? Après moult périples, ouf… le pérégrin est assagit et assis sous le pommier; l’arbre de la Connaissance.
La symbolique du labyrinthe est d’une grande richesse, à Orsan le dessin de carrés et de cercles posés sur une croix est associé avec le verger de pruniers travaillé en palmette à la diable; une tentation pour ceux qui sont sur le chemin du paradis!
Cette communion de l’utilisation de l’utilitaire ( verger ) et du symbolique ( labyrinthe ) permet d’exprimer que les communautés religieuses médiévales travaillaient chaque jour pour deux sources de nourriture; la corporelle et la spirituelle.
Le travail c’est bien, c’est bon pour la santé mais rien faire c’est le conserver, selon la chanson? Bref, il faut de temps à autre pour le corps comme pour l’esprit ne rien faire et s’octroyer une récréation.
Ces quatre retraites de hêtres permettent d’accéder à cette nécessité, telles des cavernes ou des chapelles elles offrent un repos passager face au labeur, et un abri contre les intempéries; la pluie battante comme le soleil brûlant.

Tête hirsute de hêtre!

Flanc d'un module

Mais que font les jardiniers?

La taille de ces modules de verdure est toujours gourmande d’énergie et de temps. Impossible de circuler librement autour de chaque topiaire, nécessité d’échafaudage et d’échelles diverses pour les accès en hauteur, ajouter à cela des contraintes de déplacement pour l’évacuation des déchets de taille… Bref, rien de simple!

Un responsable de cette coupe!!!

Flanc taillé

Nous commençons toujours par la préparation des bas de haies avec la cisaille manuelle. Sur environ 20 cm, cette approche permet une  » attaque’ aisée dans un second temps avec le taille-haie électrique.
Puis c’est l’escalade et le jeu d’équilibre sur les plateaux de peuplier. Cette mise en place demande du temps et beaucoup de manoeuvres, mais c’est le seul moyen pour accéder au dôme tout en assurant un travail sécuritaire.

Echafaudage pour les hauteurs

Une tête bien ronde à la fin de la coupe?

Un pont de bois pour enjamber le module

Le taille -haie électrique et la  cisaille manuelle sont les deux outils privilégiés pour cette intervention, lmais le balai est indispensable pour la finition! En effet la trame serrée des branchages des hêtres rend le dessus des haies aussi porteur qu’un sol de poutres…
Afin de dégager des déchets de taille encombrant du dessus des haies, inesthétiques et contraignants à long terme, nous devons balayer comme une ménagère le sol carrelé de sa cuisine.

Un p'tit coup de balai!