Les travaux sont ouverts!

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… et pas fermés de sitôt! Le stock de bois est livré, la restauration d’ouvrages est au programme. Après celle du banc du labyrinthe menée manu militari, nous avons entrepris la remise à neuf des galeries ornant chaque angle de ce même labyrinthe.Lorsque ce sont les vignes qui tiennent la galerie il est grand temps de remplacer toute la structure! Nul besoin d’être un grand spécialiste pour dégager cette nécessité.
Je vous fais grâce du démontage; scie, pince à décoffrer et barre à mine sont les seuls outils importants. Cette opération est assez rapide, bien que… ce qui fait le charme du labyrinthe engendre son inconvénient! Rien de pratique avec ce dédale et ces culs de sacs pour évacuer ou acheminer les matériaux.
Bref, tout se fait bien évidemment, seuls les tuteurs des quatre angles sont conservés, ils seront les repères des niveaux et hauteurs pour la reconstruction.
Une reconstruction qui ne sera pas tout à fait à l’identique, même si la forme précédente de la galerie est conservée… il y aura une variante.

Pose en terrre des verticales de 3 mètres
Dans un premier temps c’est la mise en terre des verticales, autrement dit les tuteurs qui sont porteurs et donc enfoncés dans le sol. Avec des longueurs comprises entre 3ml/3.50ml la droiture n’est pas toujours au rendez-vous!
Fort heureusement, les distances d’écartement sont les mêmes que précédemment, aussi le  » trou de plantation » est réalisé au 3/4. Tout de même, 88 tuteurs ne se plantent pas en un tour de main… mais avec des coups de masse! Une pige donne la hauteur minimale pour l’enfoncement .
Environ 450 coups de masse plus tard…
Grâce aux tuteurs témoins d’angle, un cordeau une règle et un niveau,  toutes les têtes de tuteurs sont marquées puis sciées manuellement à l’égoïne pour une meilleure coupe et une question de sécurité ( en comparaison d’une utilisation de tronçonneuse!).

Pose du niveau supérieur des 4 ml

Maintenant c’est le tour des horizontales, soit les tuteurs reliant sur ligne tous ces tuteurs piqués en terre.
Quatre niveaux de tuteurs sont prévus, bien sûr celui du dessus qui tiendra les écarts entre tuteurs verticaux; c’est le moment de caler les aplombs.

Vue d'ensemble des 4 ml
Sous celui-ci trois niveaux sillonnent les flancs des galeries. Un pratiquement en bas, un au niveau de la ceinture et le troisième légèrement dessous celui fixé en premier.
Ces trois rangs sont fixés latéralement à la galerie et extérieurement lorsque l’on marche dans le galerie. Seuls les cotés longeant les haies de hêtres ne pas habillées ainsi.
80 tuteurs écorcés de 4 ml sont employé pour ces jeux d’horizontales et ainsi préformer la galerie.
Si sur 3 ml la droiture droiture est souvent aléatoire… que dire pour les 4 ml! C’est un casse tête pour le tri, et surtout une contrainte qu’il fallait envisager lors de la commande; c’est à dire l’achat en plus de 25% de tuteurs par rapport au nombre exact, ceci donc en prévision des rejets. Vis à bois et visseuse accompagnés du cordeau et de la craie pour le marquage sont les outils de cette opération.

Liaison des 4 ml en angle

Liaison des 4 ml en angle

Doubles tuteurs verticaux d'angle et liaison
Avec cette contrainte de longueur ( difficile d’obtenir des longueur supérieure à 4 ml ), des liaisons sont incontournables. Donc c’est avec la scie et le ciseau à bois que sont effectués les demis plats pour faire le lien entre deux tuteurs à marier.
Des pointes et des ligatures au fil de fer recuit viennent consolider ces attelles de fortune.

Lien avec ligature entre tuteurs
Maintenant le toit! Facile puisqu’il est fait avec des tuteurs de 2 ml fixés sur les tuteurs colonnes, ils assurent de surcroît l’écartement désiré de 1.50 ml de la galerie.

Tuteurs de 2 mètres pour le haut

Galerie élaborée avec les tuteurs

Toiture de la galerie

Une fois cela fait chacun de ces rythmes est à nouveau divisé par un tuteur… ce qui donne un nombre total de 80 tuteurs de toiture.
L’affaire est assez simple si ce n’est de monter et descendre de l’échelle en deux points à chaque tuteur. Il est aussi régulièrement nécessaire d’ajuster à la scie la longueur des tuteurs et ainsi donc le débordement de chaque coté de la galerie ( 0.25 ml de chaque coté ) .
Et voici maintenant la nouveauté, cette galerie est habillée sur ses cotés extérieurs d’un claustra en lattes de châtaignier.

Vue depuis la circulation extérieure au labyrinthe
Peu difficile d’un point de vue physique pour sa réalisation, ce genre d’ouvrage demande toujours une longue préparation. Pour obtenir un maillage régulier ( avec malgré tout des imperfections dues aux longueurs variables des lattes) un marquage des écarts pour les verticales et les horizontales est vivement conseillé.
La maille de base étant de 0.25/0.25 ml d’axe à axe de latte, l’aide d’une règle graduée permet de mettre le coup de craie en point sûr.

Galerie vue de l'intérieur

Après un marquage distancé sur le haut,le fil à plomb permet de retrouver les points sur le bas pour la pose des verticales. Le cordeau avec des marques distancées sur les deux lattes d’extrémité donne tous les points d’intersection sur les verticales préalablement posées.

Vue extérieure d'angle

Assemblage d'angle  vu de l'intérieur
Maintenant  » Y’a plus qu’a! »; 600 lattes environ à mettre pour certaine à la bonne longueur avec la scie, puis à positionner en situation sur les marquage pour la fixation… entre 2000 et 2500 vis seront nécessaire pour ces fixations et l’affaire sera finie!
Presque finie, car il faudra palisser les vignes sur ce support tout fraîchement établi, pas d’angoisse tout sera prêt pour l’ouverture et les travaux fermés!