Restauration

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« Nous avons à votre disposition plusieurs formules, mais les vins et les cafés ne sont pas compris »… Pour ce genre de restauration vous devez aller sur le blog du cuisinier ! Avec moi, c’est un coup à se faire les dents car le plat du jour de cette restauration, c’est le chataignier. Très gros travail de taille et de palissage des rosiers du Jardin de Marie en ce moment avec même quelques scrupules… Une météo particulièrement exceptionnelle donne aux rosiers remontants une pêche d’enfer, c’est toujours navrant d’avoir à couper les fleurs. Mais je ne peux attendre pour ces travaux de taille et palissage, l’affaire est trop délicate dans les grands froids et surtout le calendrier des travaux au jardin est chargé.
La taille et  le palissage des rosiers du jardin de Marie passe donc obligatoirement par la remise en état des deux principales gloriettes de ce jardin.
Tout d’abord, c’est le modèle « chapiteau de cirque » de la gloriette du croisement des circulations dans le jardin de Marie qui passe à la rénovation.
Cette réhabilitation commence par la mise en place d’un mât, ce haut poteau sera la colonne vertébrale pour construire le chapiteau.

Cordeau de base
Gaulettes de fixation
Fixation du mât
Haut du mât
Sa position est définie par la pose d’un cordeau en croix, ceci permet de trouver le point de pose de la base du poteau.
Avec l’aide du niveau le mât est calé d’aplomb et tenu par des gaulettes amarées aux quatre cotés de la gloriette tout en bloquant le mât.
Les gaulettes sont minutieusement choisies et surtout préformées pour leur usage futur.

Fixation des gaulettes du chapiteau
Faisceau de gaulette du chapiteau principal
Fixation des gaulette sur le haut du mât
Huit gaulettes sont nécessaire pour élaborer le chapiteau de cette gloriette, une par une chacune de ces gaulettes est fixée sur le cadre de la gloriette puis galbée et attachée par sa pointe sur la hauteur du mât.
Lorsque tout le bouquet de gaulettes est fin prêt et convenablement formé, ce bouquet est maintenu par le haut alors que l’on enlève le mât par en-dessous.
Ligature de maintien en osier

Osier et rosier
Des cercles de clématites sauvage complète la construction et surtout la solidité du chapiteau.

Montage des cercle de clématite sauvage

Etages de cercle de clématite
La charpente terminée, il est temps de la recouvrir avec, non pas des tuiles, mais les rosiers Paul Noël, Albéric Barbier, Mme Alfred Carrière.

Rosier palissé sur chapiteau principal
Vue du chapiteau avec Mme Alfred Carrière
Paul Noël, Mme Alfred Carrière, Albéric Barbier
Puis vient le tour de la gloriette du cœur ! Plus petite que la précédente cette gloriette nécessite seulement quatre gaulettes pour élaborer dans un premier temps un « toit chapiteau ».

Confection du coeur de la seconde gloriette
Ligature de laintien du coeur avec la clématite
Avant de ligaturer la gerbe de gaulettes, deux longues et fines badines de noisetier sont ajoutées à ce bouquet.
Le temps de faire la ligature avec de la clématite sauvage, les deux badines sont laissées brandies vers le ciel.

Gros plan de ligature en clématite
Ces deux badines sont chacune une des deux parties constituant le cœur, reliées plus bas sur le bouquet elles sont attachées ensemble.

Renforcement du coeur

Là aussi, désormais Albertine et The Garland retrouvent leur chère toiture et vont pouvoir s’étendrent à leur aise.
Quelques retouches sont obligatoires sur les petites gloriettes des chambres de roses mais rien de bien sérieux, le temps est désormais voué au travail de taille et de palissage des rosiers.

Palissage Albertine sur le coeur
The Garland, Albertine palissés sur le coeur
Un travail est éxécuté aisément avec ce climat doux du moment… l’inconvénient, c’est que nos chers rosiers ne semblent pas vouloir s’endormir ! Vont-ils fleurir pour Noël ?