Domus apis « Bouchure »

Catégories :Haies, Jardin mystère

Bouchure vient du verbe boucher et en patois du Berry une bouchure est une haie. Pour boucher la vue ou un passage, une bonne haie est le bon outil pour ce rôle occulte. Nous sommes en pleine déforestation coté « Domus apis » ! Pourtant cette haie a été en partie plantée par nos soins voilà bientôt vingt ans, elle fut enrichie avec des essences locales ou champêtres comme : le merisier, l’érable champêtre, le noisetier…
Dans l’attente de l’utilisation du « Champ de l’église » cette haie jouait le rôle d’une cloison temporaire « bouchant » l’accès à une pièce non aménagée.

Abattage des arbres et arbustes
La création future de « Domus apis » implique un accès libre désormais vers cette partie du jardin, cette haie n’a plus de raison d’être… et doit disparaître.

Souche ancienne de sureau

Système racinaire de sureau

Pas facile d’éradiquer une « bouchure » âgée de vingt ans et plus. Des sureaux dépérissants semblent afficher près de 100 ans au compteur ? Une colonie de fusains pourrait assurer une production de bâtonnets de dessin pour certainement une année entière ! Des prunelliers aux diamètres imposants peuvent rivaliser pour ce qui est du bois de feu avec des essences habituellement attitrées à ce poste… Sans oublier que nos « bébés » plantés voilà vingt ans sont aujourd’hui de grands et forts arbres qui tiennent leurs places, comme en témoigne ce merisier.

Merisier de vingt ans ...

Souche de merisier

Bref, l’huile de coude est plus que necessaire pour dans un premier temps abattre ces arbres et arbustes.
Le bois de bon diamètre est conservé pour finir dans les cheminées du Prieuré et le reste est brûlé sur place.

Pelle mécanique en action

Pour arracher les souches nous faisons appel à la mécanisation… rapide, puissante, la pelle mécanique est redoutable d’efficacité dans ce genre d’opération.

Travail en profondeur

Evacuation des souches

Les souches sont évacuées car elles demandent beaucoup d’attention et de temps pour se consumer.

Cépée de noyer commun

Derrière ce désouchage un nivellement du terrain permet de relier le Verger des cormiers et le Château des abeilles.

Nivellement de la terre en place de la haie
Nous laissons à nouveau cette zone en attente avant d’engazonner : en effet sur cette ancienne haie nous devons réfléchir à l’enfouissement de notre réseau d’irrigation.
Vue sur le Jardin des abeilles