Lierres communs et murs de monastère

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Ils sont maudits par de nombreux propriétaires de bâtiments, le lierre n’a pas bonne réputation et il est accusé d’étrangler des chênes séculaires. A Orsan nous aimons les lierres, ceux qui avaient pris demeure au pied du Prieuré ont été soignés comme des princes et comme ces autochtones étaient en nombre insuffisant nous en avons plantés d’autres.

Âgés maintenant de près de vingt ans ils ont fière allure sur les murs du Prieuré, celui qui est taillé en coeur matérialise formidablement bien la devise que le lierre symbolise « je meurs ou je m’attache » ! C’est la première taille pour tous les lierres d’Orsan, les pousses de l’année sont vert tendre ce qui donne aux facades un ton particulier.

Hedera helix sur Prieuré

Cette coupe s’effectue au ciseau à main et à la cisaille manuelle avec les inconcournables échelles pour accéder aux hauteurs où ces chers lierres grimpent. Depuis toutes ces années nous devons tenir les lierres sur les murs avec une épaisseur d’environ 5/7cm pour interdire toute floraison et éviter surtout un décrochage fatal à nos ambitions.

Tour Bourbon en cours de taille

« les lierres dégradent les murs… », les murs se dégradent très naturellement par manque d’entretien ! Alors lorsqu’un lierre qui par opportunité était à l’assaut de ce même mur est arraché, le mur vient avec le végétal. Les lierres attirent les araignées, les cloportes, les insectes en tous genres… il est vrai que ces lierres sont un formidable écosystème où vivent de nombreux animaux. Pendant qu’ils sont affairés à leurs vies dans les lierres, ils ne sont pas dans la maison !

Topiaire de lierres

Ces créneaux de verdure donnent au Prieuré une note caractéristique et peut-être un sérieux avantage thermique ? Fraîcheur en été et chaleur en hiver, un vêtement de feuilles persistantes pouvant recevoir le label « développement durable ».