Brassica napus
Nos champs sont maintenant tout teintés de jaune grâce au fleurissement de Brassica napus c’est-à-dire le Colza.
Le colza serait apparu suite au croisement du chou et de la navette (la sœurette du chou, anciennement cultivée pour l’huile d’éclairage), 2 000 à 1 500 ans avant J-C.
C’est une culture largement étendue dans nos contrées.
Les apiculteurs attendent toujours cette floraison car il en suit une miellée importante que l’on retrouve souvent sous l’appellation “miel de printemps”.

Mais cette miellée nécessite de la vigilance.
Tout d’abord, parce que le miel de colza cristallise rapidement.
Si les grains de glucose se solidifient, il devient impossible d’extraire le miel des rayons. C’est un peu une course contre la montre.

Les apiculteurs sont aussi vigilants car la culture du colza peut engendrer une surmortalité subite des colonies.
Explication : Les agriculteurs afin de mener à bien leur culture utilisent des insecticides et fongicides. Ces produits sont incriminés dans le déclin des abeilles.
Il s’agit de neurotoxiques qui perturbent l’orientation des abeilles, elles ne retrouvent plus la ruche. C’est ainsi que certains apiculteurs se retrouvent avec des ruches pleines de miel mais sans abeilles.
Il est aujourd’hui encore difficile de montrer l’implication exacte de ces produits, les doses retrouvées sur les abeilles et dans les ruches sont faibles. Il semblerait donc le cumul de nombreux facteurs (varroa, pesticides, famine…) soit à l’origine de la mauvaise santé de nos hyménoptères.





