Ne pas déranger SVP
Ça y est, l’automne est là ; les feuilles changent de couleur, tombent et les abeilles terminent les préparatifs.
Lorsque les températures s’élèvent au dessus de 15°C, les avettes peuvent encore sortir butiner les dernières fleurs (sédum et lierre principalement) et sucer quelques fruits sucrés comme les pommes et poires.

Il s’agit d’un moment crucial. Les réserves faites jusqu’alors vont permettre aux abeilles de survivre à la période hivernale.
Lorsqu’il fait moins de 15°C, les ouvrières restent à l’intérieur de la ruche et se blottissent au chaud.
En contractant leur thorax, elles parviennent à maintenir une température entre 20 et 25°C ; une grande partie du miel stocké fournira donc l’énergie nécessaire à cette thermorégulation.
Un manque de provisions entraine la disparition de la colonie, l’apiculteur doit donc vérifier que celles-ci sont suffisantes. Ce qui n’est pas chose facile.
L’hiver est toujours un passage difficile pour l’apiculteur, on estime une perte de 20 à 40% du cheptel au cours de l’hiver. Autant vous dire que je ne suis pas rassurée !
Depuis quelques semaines, les Reines, sentant l’hiver approcher, ont réduit le rythme de ponte pour le suspendre de novembre à février.
De leur côté, les nourricières donnant “la becquée” aux larves, ont légèrement modifié la composition de cette nourriture afin d’obtenir des abeilles d’hiver plus résistantes aux basses températures.
Ces abeilles d’hiver prendront soin de la Reine jusquà l’arrivée des abeilles d’été, c’est-à-dire au printemps. Elles ont donc une espérance de vie de 6 mois contre 5 semaines pour les abeilles d’été.
Ces petits insectes hivernent pour faire face à la saison froide. Ils restent éveillés mais se contentent de se nourrir et se réchauffer.
Les abeilles diminuant leur activité, le blog va suivre leur rythme ; on se retrouvera moins souvent mais le rendez-vous est pris dès les beaux jours pour assister à l’euphorie qui anime les ruches.





